Les associations de circonscription sont la clé du renouveau du Parti libéral de l’Ontario

En tant que bénévoles locaux de la campagne libérale de l’Ontario et partisans à vie, les résultats des élections du 2 juin nous ont laissé pour le moins moins que satisfaits. Nous n’avons pas le statut de parti officiel (et ses avantages) et nous n’ont pas de chef de parti.

Nos malheurs ne s’arrêtent pas là, ce que David Herle a bien résumé : nous n’avons pas de bastion géographique, nous sommes confrontés à un volontariat en déclin et notre position fondamentale au sein de l’éventail politique n’est pas claire pour les Ontariens et les élites du parti. Les libéraux de l’Ontario sont même divisés sur le moment de lancer une course à la chefferie.

Les longues discussions que nous avons toujours après une campagne semblaient se concentrer sur un problème et nous ont amenés à proposer une solution qui pourrait résoudre certains problèmes et nous mettre sur la voie d’en régler d’autres.

Nous croyons que la clé pour aller de l’avant pour le Parti libéral de l’Ontario est d’améliorer la position de nos associations de circonscription locales au sein de la politique des partis. Cela devrait se faire en revitalisant le dialogue entre les associations de circonscription et la centrale du parti et en faisant progresser le rôle des associations de circonscription en tant que médiateurs communautaires.

En tant que libéraux de l’Ontario, nous devons mieux nous connecter au niveau local et comprendre où se trouvent nos partisans (et partisans potentiels). Les associations de circonscription sont une ressource sous-estimée pour en savoir plus sur la façon dont le spectre politique se façonne dans le monde post-COVID-19 et sur la façon dont les Ontariens progressistes voient les problèmes auxquels notre province est confrontée. Le taux de participation aux élections étant au plus bas (43 %), tous Les partis politiques de l’Ontario doivent s’engager à mieux comprendre et mobiliser nos électeurs admissibles apathiques.

Les associations de circonscription identifient, recrutent et nomment souvent des candidats potentiels, collectent des fonds, trouvent des bénévoles et « gardent les lumières » allumées entre les élections. Le « modèle de franchise » classique de R. Kenneth Carty, où les membres du parti local sélectionnent les candidats, puis ces candidats, ainsi que le chef du parti et la centrale du parti sont laissés au pouvoir, est largement insuffisant. Ce modèle ne profite plus aux partis de la même manière qu’avant, car notre ère de campagne permanente post-COVID a des informations, des attitudes et l’attention des électeurs dans un état hyper fluctuant.

Nous avons vu une approche dirigée par Del Duca, qui ne s’est pas assez éloignée de ce modèle et ses résultats parlent d’eux-mêmes. Cette idée n’est pas nouvelle, mais des recherches antérieures (réalisées par William Cross et Scott Pruyers) se sont concentrées sur la sélection des candidats.

Les associations de circonscription doivent assumer un plus grand rôle dans la stratégie d’engagement du Parti libéral de l’Ontario et le parti central doit les soutenir dans cette démarche. Les associations de circonscription doivent être comprises comme la fondation de notre parti car, contrairement à notre liste actuelle de députés provinciaux, elles se trouvent dans toutes les régions géographiques (et toutes les circonscriptions) de l’Ontario.

Ces associations peuvent servir de porte-parole du parti et de la communauté. Par exemple, les membres de l’association de circonscription locale peuvent donner la priorité à l’offre d’une perspective libérale dans les débats locaux et rédiger des éditoriaux, organiser des événements engagés à découvrir les nombreuses facettes de nos communautés locales et accroître la visibilité de la communauté.

Les associations de circonscription renouvelées peuvent également offrir une solution à la montée du populisme de droite en Ontario. Pour les Ontariens privés de leurs droits et découragés, nous devons les engager sur des questions qui comptent pour eux et démystifier les avantages de transformer la politique locale axée sur la communauté en politique partisane. Les partis politiques restent les gardiens des décideurs au sein du bureau élu, mais cela ne signifie pas qu’une voie plus claire pour l’engagement local doit être entourée de secret. Cela signifie rendre les associations de circonscription plus accessibles et invitantes pour les Ontariens.

Les associations de circonscription étant appelées à jouer un rôle plus important dans la dynamique des partis, elles doivent continuer à moderniser leurs stratégies d’engagement. Cela peut inclure l’organisation d’événements avec des entreprises et des organisations locales, la recherche de nouvelles façons d’augmenter leurs rangs avec de nouveaux bénévoles plus jeunes et une sensibilisation accrue au sein de leurs communautés grâce à une présence accrue sur les réseaux sociaux lors d’événements locaux. Les libéraux de l’Ontario doivent s’efforcer de trouver d’autres bénévoles engagés qui croient au renforcement de nos institutions et des processus du gouvernement provincial pour s’attaquer à nos problèmes collectifs.

Les libéraux de l’Ontario veulent bâtir un mouvement soutenu par la conviction des Ontariens que nous pouvons améliorer la croissance économique, les emplois, l’éducation, les soins de santé et les services sociaux.

Les associations de circonscription sont notre intermédiaire dans les collectivités de toute la province et peuvent fournir des leaders locaux dynamiques qui résolvent les problèmes et qui veulent servir l’intérêt public avec un aperçu réel des problèmes, des enjeux et des défis des Ontariens moyens.

Giovanni Giuga et Mallory Ament sont des partisans libéraux fédéraux et provinciaux. Ament est membre du personnel politique fédéral et Guiga est stagiaire entrant. Tous deux basés dans la région de Waterloo.

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